Objectivement, comparé au reste de la production lolesque autour du Nabillallo, ce détournement de la maison Dorcel est réussi.

La reconversion au poil d’Eva Angelina

Oh ironie. Alors que je viens de dire qu’il ne se passait rien d’intéressant dans le petit monde du porno, je ressors de ma torpeur hivernale pour commenter une annonce des plus passionnantes: Eva Angelina se met à la coiffure. Voila.

Eva Angelina donc. On sent qu’elle se cherche. Dans la vie, et capillairement aussi. Elle était mignonne avant, avec son côté cochonne à lunettes. Elle ne faisait rien d’extravagant mais avait la carrosserie d’une Ferrari, ça aide.

image

Bonjour, j’étais Eva Angelina. Mais ça, c’était avant.

Puis, elle a pris une 1ère retraite (congé parental si je ne m’abuse ?), avant de revenir en mode destroy avec quelques années de plus, plus de tattoos et accessoirement en acceptant enfin de prendre dans le cul. Et avec sur le caillou cette coupe hideuse qui semble être à la mode, avec les cotés du crâne coupés ras mais les cheveux gardés long sur le dessus, comme ont pu l’arborer Rihanna à un moment, mais aussi dans le milieu du X, Kagney Linn Karter ou Skin Diamond.

image

La mignonne secrétaire idéale était devenue une espèce de punk un peu sale, mais bon, ça restait Eva Angelina quoi. Et puis vint… la scène.

Les plus grandes l’ont fait. Demi Moore l’a fait. Anne Hathaway l’a fait. Natalie Portman l’a fait. Au détour d’une scène pour Brazzers, dont l’intrigue se déroule en milieu carcéral, Eva Angelina se fait tondre devant la caméra par Juelz ventura et Christy Mack. Comme ça, sans prévenir. Du coup, si on n’est pas au courant, l’effet de surprise marche plutôt bien. Je fus sur le cul.

image

Ce qu’il faut pas faire pour avoir avoir un AVN award…

Par contre, une fois passé l’effet de surprise… le crane rasé, ça fait très années 40, mais autant sur Belladonna ça passait, autant chez Eva, je reste bien plus circonspect. Cet enlaidissement volontaire, entre les tatoos et les cheveux, depuis son retour aux affaires, ça doit être psy. 

image

Et donc, aujourd’hui (enfin, depuis le mois dernier - oui, je sais, je suis en retard, ne me oldez pas), Eva Angelina se propose de couper les tifs des habitants de LA, dans ce qui est une “nouvelle étape de sa vie”. Et oui, juste de couper les cheveux, pas d’extra. Pourquoi pas. Je pense que si j’habitais la Cité des Anges, je me laisserai tenter. Pour accompagner sa reconversion et discuter un peu avec elle d’autres choses que les banalités que je sors à ma coiffeuse habituelle pendant que je mate son décolleté dans le miroir. Et en souvenir du bon vieux temps.

Mornes plaines

Cela va faire plus d’un an que je n’ai pas eu envie d’écrire sur le porno, depuis un compte-rendu des Xbiz Awards de l’an dernier. Je ne suis même plus l’actualité de l’industrie de près, les milliers d’items en retard s’accumulent dans le Google Reader. Mais, au fond, peu importe, car je sais que je ne rate rien, car au fond, dans le porno, il ne se passe rien.

Qu’y-a-t’il à rater, qu’y-a-t’il à relater dans le porno ? Telle ou telle polémique sur le port de la capote, telle ou telle épidémie de chtouille ? La sortie d’une énième parodie ou de l’opus 92 d’une série consacrée aux fessiers ? Des cérémonies encore plus insipides que celles des “arts traditionnels” ? Une nouvelle pratique à la mode, une dissertation sur la longueur optimale du poil pubien, l’incursion probablement ratée d’une idole X dans un domaine grand public ? Une actrice qui se décide finalement à prendre dans le fion après avoir répété que ce n’était pas pour elle ?

Il n’y a guère que le grand renouvellement permanent des actrices qui puisse apporter un peu de fraîcheur à ce milieu aux effluves de renfermé. Tomber par hasard sur un nouveau minois, le remarquer simplement, voire en tomber amoureux, se dire qu’elle ira loin en espérant qu’elle n’arrête pas au bout de quelques scènes - en espérant même que ce ne sera pas sa seule scène. Puis la suivre (virtuellement s’entend, messieurs les psychopathes), voir si elle confirme, ou si elle stagne, se contentant d’être jolie, se contentant d’être la, ou si au contraire, elle se donne, donne d’elle-même, donne corps et âme pour offrir des scènes mémorables.

D’autres fois l’on “découvre” une actrice et l’on s’étonne que sa filmographie soit aussi longue que le bras de bébé de Lex Steele. Sans forcément faire les couvertures. Probablement l’a-t-on même déjà croisée, sans forcément la remarquer, au détour d’une scène moyenne, et oubliée aussitôt. Une scène qui aurait peut-être plus de saveur aujourd’hui, maintenant que l’actrice vous parle, maintenant que vous savez.

Les filles. Bien sûr. C’est logique après tout. Pourquoi chercher plus loin. S’il y a quelque chose à écrire, c’est bien sur elles, sur celles qui gravissent au fur et à mesure les marches de votre Pornthéon personnel, où ont leur place carrières éphémères et routières du X.